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Le clan des Hocailliens |
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Historique du clan
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L’histoire des Hocailliens commence
avec la création d’Hocaille. Hocaille fût la tentative d’avant-poste corsaire
la plus désastreuse de leur histoire.
Désireux de prendre le contrôle du marché de l’or, les Corsaires créèrent
cette station dans le système Dublin. Sept mois à peine après sa construction,
elle fût détruite par les Gaïens, dans une violente bataille qui dura près de
deux jours. Souhaitant mettre fin à cette tentative d’hégémonie
corsaire, les Gaïens attaquèrent le convoi d’approvisionnement de la station.
Prévoyant une attaque imminente de celle-ci, un second convoi ainsi que des
renforts furent envoyés vers le système Dublin. Harcelée par les Hessois Rouges,
près du tiers de l’expédition fût perdue avant même d’avoir couvert la moitié
du trajet. Conscient de l’aspect critique de leur situation, voyant leur réserve s’amenuiser au fil des jours, les Hocailliens envoyèrent deux expéditions dans le but de résoudre ce problème. La première était
menée par l’ondinien Balrog, celle-ci avait pour objectif d’attaquer des cargos
bretonniens afin de s’emparer de leurs cargaisons. Le but de la deuxième
expédition, menée par le valien Astrolabe, était de rejoindre la base de Cali
dans le système Tau-23 afin de leur demander assistance et d’acheter les
ressources de première nécessité destinées à combler les manques subis par la
station Hocaille. Celle-ci
fut une hécatombe ! Alors qu’une grande partie de la flotte avait déjà
passé la brèche de saut du système Dublin vers le système Leeds, l’arrière garde
fût attaquée par l’armée bretonienne. De nombreux chasseurs et cargos furent
perdus avant que le reste de la flotte ait eu le temps de franchir la brèche.
Jugeant sa mission compromise, Astrolabe décida de rejoindre la flotte dirigée
par Balrog. Balrog et sa flotte eurent le temps de mener à bien deux
raids éclairs qui lui permirent de remplir la soute de plus de la moitié de ses
cargos mais la police bretonienne fût aussi prompte à réagir. Près d’un
tiers de ses chasseurs avaient été réduit à néant, quant les vaisseaux
d’Astrolabe les rejoignirent alors que la bataille était encore en cours. Ayant
pu repousser l’ennemi et prendre la fuite, ils réussirent à s’emparer de la
cargaison de trois autres convois et s’apprêtèrent à rejoindre la station d’Hocaille. C’est approximativement à ce moment
que les Gaïens attaquèrent. La station, privée d’une grande partie de ses
effectifs, résista courageusement aux premières vagues d’assaillants. Les
Ondiniens Otigniès et Samapatti prirent la défense de la station en main. Le
premier assurait la protection de la station tandis que le second prenait la tête
de la flotte de contre-attaque. Samapatti refoula bravement les deux premières vagues
gaïennes venues du sud-ouest mais fût impuissant contre la flotte, venue de
l’est, qui prit la ligne de défense à revers.
Otignès défendit la base, tel une lionne ses petits, néanmoins le recul
de l’ennemi fût la cause de Samapatti et de sa vaillante escadre qui, revenant
à la charge, réussit à repousser l’assaut. Depuis le début des hostilités,
lancées par les Gaïens, plus de deux cadrans solaires s’étaient écoulés.
Les défenses de la station étaient à genoux, un grand nombre de combattants des
deux camps avaient péri au combat. Les membres de chaque clan s’observaient en
chien de faïence lorsque de nouveaux chasseurs gaïens débarquèrent au milieu du
champ de bataille. Samapatti, après un bref passage sur la station, afin de
recharger son armement, repartit à la charge. A bord de la
« Gayolle », son chasseur titan armé de ses terribles canons blue
blaze et wild fire, il se rua au sein de la mêlée, suivit de tous les vaillants
guerriers hocailliens. Hélas, ce n’était pas une mais trois flottes gaïennes
qui arrivaient face à lui tandis que deux autres les contournaient pour attaquer
la station. A ce moment de la bataille, Balrog
revenait dans le système Dublin suivi de ses chasseurs, de ses cargos et de
ce qui restait de la flotte d’Astrolabe. Hélas… Trois fois hélas… L’armée
bretonnienne, qu’avait déjà affronté Astrolabe et ses vaisseaux et qui s’était
regroupée pour les pourchasser, se trouvaient à proximité de la brèche de saut
qu’ils venaient d’emprunter. Le combat fût rude. On y dénombra de nombreuses
pertes hocailliennes dont le « Louvanius », le chasseur de Balrog
dont la capsule fût recueillie par un de ses cortilliens. Le combat dura prêt
de douze heures solaires. Les Gaïens tombaient en grand nombre mais les
Hocailliens avaient subi d’avantage de perte encore. Au bout de presque quarante heures de combat acharné, alors
que la majeure partie de la flotte était détruite et que la station avait subit
des dégâts important, le coup fatal fut donné. Luttant toujours pour essayer de
la sauver, les Hocailliens lancèrent leurs dernières forces dans la bataille.
Le combat était acharné, terrible, beau et monstrueux à la fois. La pitié, la
gloire, l’honneur, … plus aucune valeur n’avaient cours sur ce champ de
bataille, tous s’affrontaient tels des démons, les combattants se jetaient les
uns contre les autres dans le seul but de détruire l’adversaire. Mais,
néanmoins, la station « Hocaille » était perdue et le balais des
vaisseaux survivants récupéraient les capsules de sauvetage des chasseurs
abattus et rentraient, à tour de rôle, à la station afin d’embarquer ses
occupants rescapés. Ce fût le dernier acte de cette
sublime bataille. C’est à ce moment que l’armée et la police bretonnienne
décidèrent de rentrer dans la danse, dans cette superbe danse macabre … Les
Hocailliens se trouvèrent alors pris entre deux feux. Ce fût un terrible carnage où cargos,
transporteurs et chasseurs hoccailliens explosèrent de toute part. La suite du
combat, plus confuse, opposa Bretonniens et Gaïens ce qui permit à un vaisseau,
une épave, de s’échapper du champ de bataille. C’est au moment où le conflit entre
Gaïens et Bretonniens prenait fin que l’expédition corsaire envoyée en soutient
à l’avant poste pénétra dans le système. La station détruite, aucun vaisseau
hocaillien subsistant sur le champ de bataille, celle-ci décida de s’en
retourner, de rebrousser chemin … Seuls trois Hocailliens survécurent à cette bataille,
Samapatti, Balrog et Astrolabe, qui, ayant fui à bord de la «
Gayolle », survécurent à cette ultime attaque des Gaïens. Le vaisseau,
touché à mort, explosa dans le système de Nouveau Londres. Avant de se réfugier dans leur capsule de sauvetage, les
trois survivants se jurèrent de se retrouver au bar de Manhattan afin de
reconquérir leur honneur, de replacer dans la galaxie des stations, des
planètes aux armes des Hocailliens. Nous sommes en 119 après le premier
Empereur, la guerre a éclaté dans tout Sirius, l’anarchie règne... C’est à ce moment que commence l’histoire, notre, votre
histoire …
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